Portage vers site 3.0

Publié: 22 mai 2013 dans Non classé

Après Microsoft puis WordPress,
Ce sera sur Google+

Soon.

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Rénovation avant festins estivaux

Publié: 11 juillet 2012 dans Non classé

Eh ouaip…

Faudra bien que je vainques mes piquages de nez et mes accointances Morphéiques pour m’y remettre.
Les derniers vendredis sont presque encourageants. Parvenant à garder l’esprit ouvert pendant au moins le premier film, supportant bravement la chaleur d’une pièce emplie d’humains moites à l’haleine chargée, contrecarrant la tentation latente de somnolence, voici venir le temps de la rédemption et du labeur post-hebdomadaire.

Le temps des films à vous relater à nouveau.

Soon.

Dès août et cochon qui s’en dédie.

Super 8

Publié: 10 avril 2011 dans Non classé

Malheureuse et énième séance de tentative de rattrapage d’un retard qui s’accumule malgré mes efforts insensés et surhumains entre deux périodes d’oisiveté absolue. Mais là, même pour moi qui suis le principal con cerné par mon affligeant laisser-aller, c’est trop. N’y aura donc pas de chronique, mais une série de « fiches techniques » sur les huit derniers films vus, comme ça le retard est comblé, et tout le m… et je serai content !

Une mention particulière à SuckerPunch, vu au cinéma exceptionnellement, mais dont le potentiel vendreditesque est tel que nous aurons certainement très vite à en reparler. Je m’attarde donc, comme d’habitude, aux œuvres vues chez F. et X.

 

Rubber

…est un film signé Quentin Dupieux (alias Mr Oizo) qui met en scène un pneu. Un pneu psychopathe. Qui utilise la télékinésie pour tuer des choses et des gens. Tout commence dans un quelconque désert de l’ouest américain, où sont assemblés des touristes. Un shérif se pointe et explique face caméra que ce qu’ils vont voir (et les spectateurs aussi par la même occasion) est tellement nonsense que c’est en fait un hommage à toutes les choses qui n’ont pas de raison particulière d’être. Pour ça, on va être servis. Les badauds sortent les jumelles et scrutent le désert. Sous le sable, à quelques lieues de là, un pneu recouvre sa conscience et se dresse. Apprendre à rouler lui prend un peu de temps, mais une fois bien droit sur sa gomme, le voilà baguenaudant, s’amusant à écraser une canette ou un insecte imprudent. Mais très vite, en cherchant à interagir avec son environnement, Robert (c’est le nom du pneu, on l’apprend au générique de fin) s’aperçoit qu’il est doué de facultés pour le moins interessantes : faire exploser des organismes biologiques à distance, par exemple. Quand Robert se concentre (ce qui fait vibrer son caoutchouc) il peut donc faire exposer un lièvre ou un humain. Les gens dans le désert suivent donc les pérégrinations du pneu toute la journée, puis la nuit, puis le lendemain, etc, tout en se faisant ravitailler par un type en vélo qui leur apporte des aliments empoisonnés. Seul un vieux sans son fauteuil à roulettes ne touche pas à la bouffe. Il continue donc de suivre le pneu (lequel en attendant commet des meurtres en série : un automobiliste, un flic, une employée de motel, …) mais un gamin est témoin du comportement bizarre du pneu (notamment du fait qu’un pneu ait un comportement…) et en réfère à son père et au shérif, qui pendant ce temps, mène l’enquête sur les meurtres tout en sachant que le pneu vit. La scène où il révèle tout à ses collègues est complètement barrée ; tout comme celle avec le mannequin pour tenter de piéger Robert, à la fin du film. Une fin de film, d’ailleurs, aussi ubuesque que le reste, car on y voit Robert ressuscitée en trotinette, à la tête d’une armée de pneus. Note : EXCELLENT.

 

Shark In Venice

est une sombre bouse qui met en scène Stephen Baldwin dans le rôle d’un pseudo-Indiana Jones du pauvre auquel on fait appel pour procéder à des fouilles archéologiques à Venise. Sur fond de kidnapping de son père, de maffia méchante, et de recherche du livre de Salomon dans les grottes souterraines de la cité (!), Baldwin enchaîne les séquences chiantes, voire même les incohérences paroxysmiques. Car figurez-vous que les eaux de Venise sont infestées de requins (allez, admettons) mais que ces requins ont été lâchés par le chef maffieux (appelons-le Roberto) car ce dernier ne voulait pas que « des gens » découvrent le livre. Un livre que lui-même cherche en envoyant des plongeurs. En gros, Roberto se met lui-même des bâtons dans les roues car ses propres plongeurs se font bouffer. Devant un tel ramassis de conneries, mon esprit a cordialement oublié le reste. A oublier donc. Note : NAZE.

 

Open Graves

est un film pas forcément réussi, pas forcément intéressant, mais pas foncièrement nul non plus. C’est un ersatz de Jumanji, qui a le double avantage de ne mettre en scène ni gamins débiles ni Robin Williams irritant. Par contre, pas sûr qu’on y gagne au change niveau acteurs. Une bande d’américains qui en plein été décide de passer ses vacances en Espagne. l’un deux visite l’echoppe d’un marchand qui lui refourgue un plateau de jeu en bois, de facture ancienne. Ni une ni deux, nos américains profitent d’un soir de pluie pour tester le jeu. Un bête jeu avec des pions, des dés, et des cartes de gage. Tous tirent les dés les uns après les autres et tombent sur une case prévoyant de tirer une carte, mais toutes les cartes sont mortelles. Les jours qui suivent sont donc autant de décès parmi les jeunes (un est bouffé par des crabes, une a un vieillissement accéléré, un est assailli par les serpents…) Seul le héros s’en tire en parvenant au bout du jeu et en faisant le souhait que rien ne soit arrivé. Donc forcément, on retourne au début avec une bande d’américains dont l’un entre dans une échoppe et… Note : GRMFBOF.

 

Nude Nuns With Big Guns

est apparemment un film qui n’a pas été apprécié par tout le monde, alors qu’il possède toutes les qualités grind malgré quelques longueurs. Dans un couvent, le père supérieur fait bosser ses nonnes dans la tenue d’Eve, leur boulot consistant à couper et empaqueter des narcotiques. Mais deux d’entre elles se cassent pour aller vivre leur homosexualité dans la pampa, et se venger des vermines qui leur ont fait subir ces conditions de travail tellement ignobles qu’on se croirait au Mexique. (ah oui au fait, ça se passe au Mexique). Le côté « pas cool » est un peu trop poussé je trouve (notamment le viol de la vieille nonne qui a fait voeu de silence) mais dans l’ensemble, ça reste sur le ton de la comédie salace à la Machete, donc d’une certaine qualité. Sexe, drogue, prostitutions, corruption de l’eglise, tout y était. Sans parler du titre volontairement tape-à-l’oeil. Note : PAS MAL.

 

The Captain Zoom

Alors là, dans le genre film obscur et sous-estimé mais recelant une dose insoupçonnée de FUN, voici une production de 1995 en passe de devenir culte dans le microcosme des vendredis. Avec un Ron Perlman ahurissant et un scenario faisant la synthèse entre le kitsch de Doc Savage et la vacuité spatiale de Star Trek, sans compter les décors, les costumes, certains dialogues ou répliques à crever de rire, voilà le moment de détente incontournable à tout amateur de nanars et assimilés. Le Captain Zoom est un héros de série Z américaine qui sert de tremplin promotionnel à une marque de chocolat. Il est « absorbé » sur une autre planète par un gamin (à la doublure française particulièrement énervante) qui lui explique que son peuple a besoin d’un héros pour les libérer du joug de Lord Vox (Perlman, dans des combinaisons moulantes plus qu’improbables), un tyran bête à bouffer du foin. Zoom évolue donc de quiproquos en impostures pour mener à bien sa mission, non sans mettre en exergue son égo surdimensionné.  A déguster. Note : PARFAIT.

Le lien de téléchargement ici : http://www.emule-island.com/telecharger-les-aventures-de-captain-zoom-films-17741.divx parce qu’il faut le voir (pour ceux qui élèvent les mules)… Et sinon, à noter un remake daté de 2006 avec Tim Allen dans le rôle de Zoom mais avec une histoire sensiblement différente…

 

Hell’s Ground

est un film exotique (Pakistanais pour tout vous avouer) avec du sang, du gore et surtout, ce qui a particulièrement plu à X., « un mec en burqa avec une morgenstern ». Devant cet argument promotionnel décisif, comment ne pas succomber à ce film sympa qui montre un visage méconnu du Pakistan : des jeunes occidentalisés, chrétiens apparemment, qui aiment fumer la production locale, qui se rendent à un concert de rock, bref des gros débiles à qui il va arriver plein de crasses. Nos héros, affretant une camionnette particulièrement moche dans le but de traverser une forêt pour se rendre à un concert, vont être confrontés à des villageois-zombies, à un drogué qui trimballe une tête dans son sac, à une sorcière, et à un fou en burqa donc, qui tranche des corps humains dans une cahute délabrée. Ajoutons en guest-star, l’acteur -vieilli- qui tenait le rôle de Dracula Au Pakistan (film vu un certain 8 septembre !) et un dénouement surprenant (car pas sympa) et ça vous fait un bon divertissement de fin de soirée. Note : PAS MAL.

 

Wyvern

Et pour le cas où la soirée n’est pas terminée, embrayez avec ce film pas très original, certes, mais distrayant, avec une wyvern décongelée qui s’attaque à une petite bourgade d’Alaska.  Les personnages typiques du lieu (le chasseur rougeaud et moustachu, le médecin de campagne amoureux de la serveuse de bar, le type ténébreux qui prend les choses en main, le shérif courageux mais au destin tragique, etc…) forment une communauté un peu prise au dépourvu quand surgit la bête, mais ils parviennent à s’en débarrasser (pas en lui tirant dessus, c’eût été trop facile -d’ailleurs ça me fait toujours marrer ces bestioles de cinéma qui ne ressentent rien quand on les plombe) mais en la piégeant à l’aide d’un de ses oeufs et d’un camion (!). Faut le voir pour comprendre. Notons toutefois l’effort des producteurs de ce feuilleton (même pas un film) pour l’agrémenter d’une wyvern assez réaliste (et pas en images de synthèse foireuses comme dans Gryphon…) Note : MOUAIP.

 

Hercule 2

Avec Lou Ferrigno. Et tout est dit. Non je déconne, j’espère que vous avez pensé à vérifier avec votre souris qu’il y avait bien un bloc texte écrit en blanc… Ahah, quel farceur fais-je. Bref, cette suite du premier opus met toujours en scène Hercule et son meilleur ennemi Minos. Cette fois, pas douze travaux pour le semi-dieu. En fait, Zeus l’appelle parce que le maître de l’Olympe a paumé ses sept éclairs, symboles de son pouvoir. Hercule est envoyé sur Terre en pagne et tout huilé pour tuer un wookie, une gorgone, un monstre électrique, et autres créatures improbables, afin de récupérer sur leurs cadavres les fameux éclairs (scenar très jeu vidéo d0nc !) Accompagné d’une prêtresse qui parle à des « petits hommes » pour savoir où aller, ainsi qu’à la fille d’Hera (déesse rebelle à Zeus et qui veut lui chiper sa place), Hercule trimbale sa silhouette plus rigide qu’un balai dans le postérieur de Balladur en divers endroits comme une forêt, une plage, une grotte, mais aussi sous l’eau, ou dans le firmament, ou dans une carrière… Hercule parvient quand même à rassembler les éclairs, mais Minos l’assomme (Minos, le méchant ressuscité par Hera, et déjà coupable de moult infamies dans le premier Hercule). S’ensuit un combat… euh… tout naze, avec Hercule et Minos dessinés en orange et bleu et qui se changent, SANS RAISON, qui en dinosaure, qui en gorille, qui en serpent. Au final, Le gorille-Hercule tape tellement fort le serpent-Minos que ce dernier est projeté loin, loin dans les étoiles… C’était tout pourri, forcément ! Note : TOUT POURRI MAIS RIGOLO.

 

Voilà, c’était court mais on en termine avec ces accumulations de retard, et je peux reprendre sur des bases saines. On dit merci qui ? Non ? Bon.

-_-

PS : Herr Cul est-il camouflé ? :p

Peck si Tron

Publié: 25 mars 2011 dans Non classé

J’intitule mes articles comme je veux, et s’il me plait de ressortir l’insulte préférée de Madmartigan dans l’unique but de faire un calembour sur un produit vaisselle, c’est mon droit, c’est marqué dans un article de la charte des Droits de l’Homme, pour ceux qui y croient encore. Pour les autres, les blasés, les ténébreux, les tristes, tous ceux qui ont perdu leurs illusions, et qui ne croient plus au génie humain, il reste les vendredis-films-de-merde, et encore ! Ce vendredi-ci était loin d’être fécal !

Un petit tour de table des gens présents : F. et X. forcément, ainsi que J., N., G., As., FX., V. et Y., Al. et C., et O. Le programme était déjà établi, ce soir-là nous allions voir la suite du film le plus novateur de son époque : Tron (déjà chroniqué il y a quelques semaines…) et c’est avec enthousiasme et fébrilité que nous lançâmes le film, malgré les craintes latentes qu’eussent pu faire germer en nous le poids des accusations fomentées par tout un pan de l’industrie médiatique, je vise bien entendu les magazines et les sites spécialisés sur le cinéma, que J’ACCUSE de malhonnêteté pour nous avoir fait croire que Tron : Legacy était pourri jusqu’à la moelle comparativement au premier opus. Mais je dit hola ! Xpldr ! Qu’ouis-je ? Que lis-je ? Que c’est un « movie about Daft Punk featured with Tron » ?

Faux !

 

Bien plus que cela ! Je m’en explique.

Ainsi, Tron : l’Héritage est une véritable suite aux aventures de Flynn 28 ans plus tôt. On y apprend que ce dernier a fait prospérer Encom, la firme pour laquelle il bossait dans Tron, car il a récupéré la place de Dillinger. Les jeux se vendent bien, l’entreprise est populaire, mais Flynn lui-même a disparu il y a quelques années, laissant son fils Sam à la charge de ses grands-parents. Sam voue une admiration sans bornes pour son père. Quand il était gamin, ce dernier lui racontait ses péripéties contre le Maître Contrôle Principal. De plus, Sam, en grandissant, cultive le même goût pour la liberté que son illustre paternel. Ainsi, tous les ans (!) il pirate la firme dont il est propriétaire de droit, afin de mettre gratuitement sur le marché un OS censé être payant, développé par sa propre entreprise donc, et ce au grand dam de son comité d’administration (dont fait partie Alan, l’ami de son père ;  mais aussi le fils de Dillinger -dont on se demande pourquoi il est là, puisqu’aucune référence ultérieure ne nous en parle davantage!)

Je récapitule pour ceux du fond qui dorment : Sam entre par effraction dans sa propre entreprise, en brouillant les caméras. La sécurité ne s’y attend pas alors qu’apparemment il fait le coup tous les ans (d’ailleurs, quand le vigile le coince sur le toit, il a l’air un peu surpris quand Sam lui explique qu’en fait c’est son patron)… Il uploade le nouvel OS sur un serveur de téléchargement libre en un temps record, sous prétexte que c’est ce qu’aurait voulu son vieux. Soit. J’en tire trois conclusions : 1/ Sam est débile, on se demande pourquoi il paie des gens qui croient développer un OS sous licence si c’est pour leur extorquer le fruit de leur boulot. Autant travailler en toute confiance en disant clairement dès le départ que ce sera un freeware. 2/ Il paie des gens pour surveiller le building alors qu’il peut entrer n’importe comment tous les ans… A la rigueur, autant engager des vigiles handicapés (cécité, fauteuils électrique, pied-bot, que sais-je !) comme ça il pourra continuer à faire son mariole mais sans courir comme un dératé pour leur échapper. 3/ Ce film estampillé Disney fait l’apologie de la libre-diffusion. Là je me pince encore. A la rigueur, si j’en crois la philosophie élaborée dans ce film, j’ai le droit de télécharger Tron ou Les Aristochats gratuitement, POUR PEU QUE le propriétaire se cambriole lui-même. Je vois mal le vieux Walt, dans les années 50, faire de la cabriole sur les toits de ses studios pour voler la bobine du dernier Mickey et la donner au bon peuple reconnaissant. Ces années-là, il était trop occupé à dénoncer des communistes pour avoir l’esprit collectiviste.

Mais passons. Fier de son petit numéro au nez et à la barbe de ces vieux cons du comité d’administration, Sam rentre chez lui sur sa Ducati. Alan l’y attend. Alan, c’est donc l’ami de son père, et le créateur du programme Tron. Une sacrée pointure. Ce dernier lui donne la clé de la vielle salle d’arcade Flynn’s où créchait Jeff Bridges dans Tron. Sam s’y rend, il allume le complexe, trouve un passage secret derrière une borne d’arcade intitulée « Tron » (tiens tiens ! original !), et pénètre dans un sous-sol aménagé par son père, où patientent depuis des années un écran tactile un un rayon dématérialiseur. Vous voyez où je veux en venir, tel père tel fils, en essayant d’accéder aux commandes de l’ordi,  Sam est projeté dans l’univers informatique !

C’est là que tout commence. Prenant conscience que les histoires que lui contait son père n’étaient justement pas des histoires, Sam atterrit… ou plutôt acartemèrit dans le même univers flashouille que son père naguère : une cité informatique dont il apprend bien vite que n’y ont court ni la notion de bienvenue ni les égards policés, nous le verrons. Sam, à peine matérialisé dans l’ordinateur (au même endroit que dans la vie réelle, c’est-à-dire dans la version digitale de la salle d’arcade. Dehors, les rues sont balisées par des lignes blanches fluo, mais Sam n’a pas le temps de s’attarder sur les coutumes locales en matière d’aménagement urbain car il est vite repéré par un recognizer (les vaisseaux en forme d’arches). Arrêté en compagnie de programmes défaillants, on le destine déjà aux jeux du cirque.

On le garde prisonnier dans un local ou quatre programmes féminins l’habillent couleur locale (combi moulante, lignes fluo, disque de données accrochée au dos et pouvant faire usage d’arme au besoin) puis on le mène à l’arène.

Car dans cette dimension informatique appelée The Grid, les programmes sont conditionnés pour s’entretuer dans une espèce d’arène géante. Combats de frisbee ou courses de moto, rien n’a changé en 30 ans, et Sam, qui connait un peu ces us malséants car son père les lui a raconté quand il était gamin, s’adapte vite à la situation. Bon, normalement, étant un concepteur, Sam n’a rien à craindre des combats de frisbee (conçus pour désintégrer des programmes, pas des êtres humains !) donc pas d’affolement, Sam vainc tous ses adversaires (sauf le champion, Rinzler, un programme de combat haut-de-gamme, qui le fait saigner. Du sang ! Mais alors, c’est pas un programme ! Les autres programmes sont stupéfaits qu’il ne soit pas un programme, car parmi les programmes c’est super rare de voire des non-programmes. Alors comme c’est pas un programme, on l’emmène devant Clu, le programme de Flynn Sénior. Sam croit qu’il s’agit de son père (car les programmes ressemblent physiquement à leurs concepteurs) alors qu’il s’agit du programme de de son père. Le quiproquo quoi ! J’te l’donne en mille, la méprise du siècle ! Une confusion j’te dis que ça !

Car Clu est mééééchant ! Lui si fiable est prompt à la justice dans Tron, est devenu un tyran qui a la main-mise sur le système. Mais pourquoi ? Comment ? Me demanderez-vous…

… Bon, demandez-moi, on va pas y passer la nuit…

Non ? Bon, alors j’expliquerai plus tard, car entretemps se prépare la fameuse course de motos, la séquence qui en 1982 a fait de Tron le film culte qu’il est. Clu lui-même veut y participer, y voyant l’occasion de tuer Sam et dans le même temps de s’amuser un peu. Le damier a un peu évolué depuis Tron : il a plusieurs étages, des rampes, des courbes… De quoi créer de belles figures de style et concocter de belles trajectoires. En plus ça tombe bien, Sam sait faire de la moto (souvenez-vous, la Ducati…) Et pourtant, c’est à mon sens le point raté du film : ce qui aurait du être trippant est raté. La course est molle (mais pas autant que dans cette parodie made in Irak), on n’a pas la sensation de vitesse, c’est dommage. Où sont passés les virages à angle droit ??? La célérité ? Alalah… Heureusement débarque Quorra, un programme qui intervient au moment où Sam allait se faire broyer. Quorra emlbarque Sam et l’aide à s’échapper du « jeu » via une brèche dans une paroi (comme c’est original… ça me rappelle quelque chose, mais quoi ?) Rinzler tente bien de les courser mais il est rapidement distancé.

Quorra retire son casque : c’est une femme. Elle dit à Sam qu’ils sont bientôt arrivés (où ?) et qu’il aura bientôt les réponses à ses questions. La séquence musicale sur cette scène est absolument sensationnelle (sans rire, le travail de Daft Punk est formidable !)

Sam et Quorra arrivent dans une « villa » à la périphérie du Grid. Là les y attend un vieil homme. Barbu. En tunique blanche. Assis en tailleur. Vous allez tomber de vos chaises quand je vais vous dire qui c’est, attention ! Le père de Sam : Kevin Flynn lui-même, disparu depuis des années et qui en fait se planquait ici ! Sam est tout bouleversifié (on le serait à moins) et je vais vous citer le dialogue qui s’ensuit :

-Sam ! -Ca fait longtemps… -T’en as pas idée ! Tu es… Tu es ici ! Hhhhh ! C’est toi ! -C’est moi. – T’as grandi ! – Ouais, et toi, t’es… -J’suis vieux. -Huhuhu. (Ce dialogue est rigoureusement authentique, cette chronique a été rédigée sous contrôle d’huissier de justice.)

Après ces extravagantes effusions, Flynn annonce que « on mange bientôt » et se retire un moment, ce qui permet à Quorra de faire visiter les lieux à Sam : en particulier la bibliothèque, qui regorge de bouquins classiques (« ce que Flynn a de plus précieux » : pourquoi ? on sait pas ! ce n’est jamais expliqué) dont du Jules Verne (cocorico ?). Mais cette Quorra, en fait, qui est-ce ? Bonne question, qui me permet de rebondir sur la précédente, à savoir les origines de la tyrannie de Clu. Ecoutez bien !

En fait, ça faisait des années que Flynn travaillait sur la symbiose entre le numérique et l’humanité. Il venait régulièrement dans le système épaulé par Tron et Clu, ses potes programmes, dans le but de rendre le monde numérique parfait, bâtir une utopie en quelque sorte. Une « chose inattendue » s’est néanmoins produite : l’apparition de miraculeux « isomorphes algorithmiques » : des programmes sans origine (donc sans concepteurs et donc de pures entités libres) apparus comme ça, boum, sans explication et sans dessein particulier. C’est en les rencontrant que Flynn comprend que son monde parfait (ordonné, contrôlé, clinique) ne voulait plus rien dire face à la sagesse virginale de ces créatures incarnant « la vie numérique ». Clu, par contre, n’admet pas cette nouvelle donne et fait exterminer tous les isos pour conserver le pouvoir sur le système. Depuis, trahi, Flynn se cache dans cette villa avec vue sur la cité de Clu ; et Tron a été reprogrammé (et est devenu le redoutable Rinzler). Tout s’explique.

Dès lors, Sam et son père se montent le bourrichon, et à force d’avoir le bourrichon tout remonté, ils décident que ça va bien, qu’il faut retourner dans le monde réel, défier Clu une bonne fois pour toutes et permettre au système d’évoluer à nouveau librement (ni Clu ni vice). Oui, mais si les isos ont tous été purgés, comment faire ? Eh bien figurez-vous qu’il reste en fait un iso survivant. Quorra. Mais là je spoile car on l’apprend un peu plus tard (dans l’hypothèse où l’on n’avait pas compris…)

Flynn explique que l’enjeu est plus grand que la simple tentative d’évasion du système. En fait, les deux mondes (réel et informatique) sont plus proches qu’il n’y paraît, et il suffirait que Clu s’empare du datadisk de Flynn pour prendre pied dans le monde organique et le réagencer de la même manière qu’il l’a fait ici-bas. D’où le fait de rester cacher car « on gagne en ne jouant pas » ce qui est sage, mais pas très courageux. T’as vieilli, Flynn.

Sam préfère agir, et se déguise en programme (en fait, il met une capuche sur sa tête) et part se balader dans la cité en évitant les patrouilles de Clu. Il croise une femme (une des quatre qui l’ont habillé avant l’arène) qui l’emmène voir Zuse, un programme influent (qui tient un bar) censé l’aider à rallier la sortie du système. Mais c’est un piège ! En fait, Zuse est de connivence avec Clu, et les séides en combinaison orange investissent les lieux. Grosse baston dans le bar, car plusieurs programmes rebelles favorables à Flynn s’y trouvent et prêtent main forte à Sam. Là encore, applaudissons l’incohérence des méchants : Zuse se fait passer pour un séditieux et attire dans son établissement tout plein d’ennemis de la dictature du Clu. Arrive une proie de marque, Sam, et Zuse, eu lieu de l’entourlouper (par exemple, l’emmener dans un endroit discret) fait intervenir la milice au milieu d’une floppée de gens hostiles. Bien joué ! Après ça faut pas qu’il s’étonne de voir sa proie se défiler, car en effet, vous l’aurez compris, Sam arrive à fuir, mais perd néanmoins son datadisk. Zuse envisage de troquer le disque contre une délégation de pouvoir de la part de Clu.

Un mot pour Zuse, joué par Michael Sheen (déjà admirable dans The Damned United, pour les amateurs de football) et qui cabotine de manière grandiose (tirant n’importe comment dans la foule, dansant pendant le carnage, donnant des instructions musicales aux Daft Punk comme si de rien n’était… c’était marrant !)

Penaud, Sam retourne voir son père et lui annonce sa bourde. Là, les deux font le point en se racontant leurs vies ( –J’aurais tout donné pour un jour de plus avec toi.Eh, tu te souviens ta vieille Ducati ? Je la retape !Y a pas une journée qui passe sans que je pense à cette vieille moto !Elle roulera mieux que jamais quand j’aurai terminé !) Pendant ce temps-là, Zuse file le disque à Clu, qui le remercie en le faisant exploser dans son bar.

S’ensuit la dernière course-poursuite. Quorra rejoint les deux Flynn et tous trois se dirigent « vers l’ouest » (LoL) pour arriver avant Clu à la sortie, et utiliser le disque de Flynn Senior pour se carapater. Ce qui signifie que Clu, lui, est capable de sortir à l’aide du disque de Sam, on est bien d’accord. Dans ce cas, je pose une question toute bête : pourquoi n’a-t-il pas pris ce disque au tout début, quand il tenait Sam prisonnier, au lieu de faire une bête course de moto ?… Hein ?

Passons. Passons aussi sur Quorra qui se permet de digresser sur la beauté supposée d’un lever de soleil dans le monde réel (car personnellement, si j’étais un programme et que j’avais lu comme elle plein de bouquins sur l’extérieur, le truc qui me ferait sans doute le plus réfléchir, c’est l’existence d’une faune et d’une flore. Mais je conçois qu’on est dans un film et qu’il faille faire référence à des concepts universels de beauté et c’est vrai que c’est beau, un lever de soleil aux aurores… nan ? Prout alors.)

Ca parle et ça parle, et ça ne s’aperçoit pas que leur vaisseau est redirigé jusqu’à un entrepôt, où Clu crée des programmes-soldats pour former une amrée en vue de conquérir le dehors. Cernés ! Alors, héroïquement, et conformément à ce qu’elle a appris en vivant avec Flynn et en lisant ses bouquins, Quorra « prend du recul et s’exclue de la situation » (ce sont les termes exacts du film) et attire à elle l’attention des soldats pour permettre à Sam et son père de fuir sans être vus. Quorra affronte Rinzler (Tron) et est appréhendée. Menée à Clu, elle lui tient tête crânement ( –J’ai vu de quoi les Concepteurs sont capables, Clu. Vous ne serez jamais comme eux !) Clu s’en balance un peu, il a mieux à faire, comme prononcer un discours de motivation à son armée par exemple. Devant des milliers de soldats en combinaison orange fluo, il dévoile son plan de domination du monde, qui consiste à reconstruire le monde réel en petites parcelles en losange. Tu parles d’une menace ! On a déjà des politiciens qui nous mettent en boîte, ça peut pas être pire…

Mais quand même, Ca fait flipper Flynn père et fils. –Tu as un plan ?J’improviserai. je suis un Concepteur ! Et ni une ni deux, Sam pénètre dans la loge de Clu, tue quelques sbires, sauve Quorra, récupère son disque (oui, Clu attend depuis des années de mettre la main sur un disque de Concepteur, et dès qu’il en a un, il le laisse trainer sur une étagère…). Sam et Quorra s’échappent donc et cette fois, cap pour de bon vers la sortie !

Clu est fou de rage, il les pourchasse. Dans leur vaissea, Kevin, Sam et Quorra tentent de riposter : un combat aérien s’engage, Sam essayant à l’aide d’un canon, de tirer sur ses poursuivants. Et autant la course de motos était à chier, autant là ça pète ! Des virevoltes colorées au milieu de buildings numériques, superbes ! Et surtout, le retour en grâce de Rinzler/Tron, qui comprend subitement la volonté de son concepteur, et qui retourne sa veste pour permettre à nos héros de s’en tirer. Tron et Flynn improvisent une manoeuvre synchrone pour piéger Clu, et c’est sur ces derniers mots « Je défends les concepteurs » que Tron se sacrifie pour percuter la nef de Clu.

Ce n’est pas terminé, car Clu parvient à s’extirper in extremis et ,persévérant coûte que coûte dans son entreprise haineuse, repart à l’assaut. L’affrontement final a lieu à l’endroit-même de la Sortie, sur une passerelle. C’est l’ultime rencontre entre Flynn (Jeff Bridges aujourd’hui) et Clu, son programme (Jeff Bridges tel qu’en 1982, recréé en images de synthèses, un travail sublime !) et c’est l’heure des comptes. Clu geint : –J’ai suivi tes ordres, j’ai exécuté le plan, j’ai poussé ce système jusqu’au maximum de ses facultés ! J’ai créé le système parfait ! Réplique de Flynn : –La perfection est insaisissable, impossible ! Mais je ne le savais pas lors de ta création ! Je m’excuse (sous-entendu : du coup toi non plus t’es pas parfait, nananère !) S’ensuivent coup de genou, glissade, échange de coups de poings avec le fiston, Quorra qui vient à la rescousse de Sam, puis Flynn qui provoque Clu pour donner du temps aux deux autres de fuir. Clu terrasse Flynn et lui arrache son disque, mais se rend compte que ce n’est pas le bon (il a interverti avec Quorra) : –Noooon ! Pourquoiiii ?C’est mon fils ! (Sam hein, pas Quorra !)

Complètement vénère, Clu n’a plus le choix, il doit se fritter avec les deux jeunes, mais la passerelle se rétracte et un gouffre le sépare de Sam et Quorra. Qu’importe : il saute ! Mais pendant ce temps, malgré ses réticences à laisser son père tout seul, Sam brandit le disque dans la colonne de lumière qui va lui permettre de revenir dans la réalité. Clu, le visage déformé par la rage, tente une ultime charge, mais Flynn, afin de sauver son fils et la dernière iso, se sacrifie : Lui le Concepteur, il parvient à retenir Clu par la seule force de… de quoi d’ailleurs ? Sa volonté ? Sa psychè ? Son cosmos ? Bref il détruit le système et lui avec, et Clu, et tout ce qui existait dans la machine… Une explosion de lumière blanche libératrice.

Sam est de retour dans la salle d’arcade. Il décide de reprendre le contrôle d’Encom et nomme Alan président. Il peut désormais vivre heureux avec Quorra qui a elle aussi réussi à sortir, et qui peut facilement s’incrémenter dans la vraie vie puisqu’elle n’est pas un programme, mais une entité symbiotique numérique-organique compatible avec le monde réel. Nos deux tourtereaux ont un destin commun désormais. – Qu’est ce qu’on fait ?On va changer le monde ! Mais avant ça , évidemment, il l’emmène faire un tour en Ducati et lui montre un lever de soleil.

 

Un film… ben franchement, ADMIRABLE. Le scenario est très banal, mais pourtant, la musique, les acteurs, les effets spéciaux (sans parler de la chance que j’ai eu de le voir en HD mais pas en 3D !), tout ça m’a parlé. Une tuerie de A à Z, avec comme seul point négatif la foirade sur la course de motos. Je le recommande sans conditions, et m’excuse d’avoir été passablement ironique en quelques occasions dans cette chronique : cette dérision ne reflète pas du tout mon sentiment pour ce film. J’ai juste adoré. L’actrice Olivia Wilde (Quorra) est à tomber, la bande-son aussi (au risque de me répéter) et ma foi, je crois avoir tout dit. C’est presque dommage que ce soit estampillé Disney, étant donné la philosophie développée par cette histoire.

Finalement, je ferai un article à part pour Rubber et Shark In Venice, car celui-là m’a pris beaucoup de temps 😉

 

On se quitte en musique…

Cinq à sec

Publié: 24 mars 2011 dans Non classé

Bonsoir… Huit films à rattraper, c’est inexcusable, mais je vais tâcher de combler le retard. Ce sera rapide, malheureusement, mais je ne peux pas écrire autant sur chaque film que pour un article normal, sinon je suis parti pour rester douze heures devant l’écran… C’est donc à l’arrache, comme souvent ces temps-ci, que je vais terminer ça. En espérant quand même être rigoureux.

Cinq films en retard, et encore trois datant de vendredi (et donc pas en retard, na)… C’est ainsi que vous aurez droit au Dernier des Templiers, à House Of Bones et à l’inénarrable (que je vais narrer quand même) 2012 : Supernova. Mais pour vous mettre en bouche, les deux dernières chroniques d’il y a… deux semaines : celles de Dinocroc Vs Supergator (si c’est pas du bon matos, ça !) et Centurion.

 

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Tout d’abord ce film au titre magique et au casting féérique (juste parce qu’il y a David Carradine) : Dinocroc Versus Supergator. Dans la droite lignée de ces productions qui mettent en scène des bébêtes géantes crapahutant dans des scenarii insensés et permettant à un has-been de s’alimenter (l’exemple jusqu’ici le plus notoire étant Giant Shark Vs Mega-Octopus, avec Lorenzo Lamas), cette production-là est quand même bien sympa, car elle ne s’arrête pas à l’histoire débile, et le spectateur -déjà peu enclin à s’enthousiasmer- ne se contente pas de suivre péniblement pendant une heure et demi. Il y a  des bonnes idées. Si si !

D’abord, tout se joue sur une île emplie de bimbos (les actrices sont mauvaises mais ont toutes deux gros arguments). Ensuite, Carradine ne cabotine pas, il joue sobrement Jason Drake, un vieil industriel qui veut se faire du blé grâce à l’agriculture aux hormones. Dans un pays sans  José Bové pour nous protéger, ça donne des expériences sur des animaux, et par extension, des monstres vilains qui s’échappent d’un labo. En l’occurence, un gros croco et un tyrannosaure. Les deux bestioles s’égaillent dans la jungle insulaire. Drake fait alors appel au Cajun, un aventurier beau gosse et gros coutelas, un vrai héros quoi (autre bonne idée : l’adjonction d’un personnage drôle malgré lui…)

Avec un dino et un croco géant dans les parages, c'est bien le moment d'se la mettre...

Le Cajun rencontre alors une femme shérif et un agent de l’environnement, qui enquêtent sur la propriété de Drake (car outre créer des reptiles démesurés, le sieur en question est dans le collimateur de la justice). La course aux monstres est semée d’embuches (Drake envoie aussi son espionne pour arrêter lesdits enquêteurs).

Je vous le donne en mille : le Cajun devient pote avec les gentils, Drake meurt d’un arrêt cardiaque, et le dinocroc AINSI QUE le supergator se font exploser la gueule dans une explosion de sucre-glace (!!!) dont l’agent de l’environnement sort indemne car il s’est caché dans un abreuvoir. Bref une succession d’invraisemblances qui rendent ce feuilleton plus sympathique qu’attendu. Et pi y a Carradine.

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On enchaîne avec Centurion, cette adaptation Britannique ambitieuse qui raconte les errances de légionnaires romains en territoire Picte, après la décimation en règle de leur légion. Avant de parler du scenario, un petit mot sur Rome. C’est en Italie, tous les chemins y mènent, et leur cirque est tout cassé. Vous êtes maintenant armés pour comprendre ce film.

La situation est morose en Bretagne. L’armée est en guerre constante contre les barbares du nord de l’île. Le général Gratus est chargé de faire régner l’ordre. Sa légion doit mettre un terme une fois pour toutes à la résistance Picte. Manque de pot, c’est en entrant dans la forêt que ce fin stratège perd 99% de ses effectifs. Les sauvages ont beau arborer de la peinture bleue sur la tronche, ils n’en sont pas moins malins et profitent du couvert du bois pour assaillir les envahisseurs latins. Gratus est le seul romain gardé prisonnier.

Malgré tout, une poignée d’hommes (dont le centurion Quintus, le héros) s’extirpe du charnier et décide de retourner dans la partie occupée de l’île, au sud… Pour ce faire (attention accrochez vous !) ils décident de s’enfuir (attentioooooon) … VERS LE NORD ! Là où, bien sûr, « personne ne s’attend à ce qu’ils aillent ». Le plan étant de monter suffisamment avant de bifurquer vers l’ouest et de redescendre tranquillou. Mon cul ouaip, vous avez rien trouvé de plus débile ? D’ailleurs les Pictes ne sont pas cons (ça fait deux fois qu’on le dit, mais les romains ont vraiment pas l’air de s’en rendre compte) et leur pisteuse a bien compris le manège.

Scène d'entraînement aux jeux olympictes

La pisteuse Picte, c’est une fieffée bougresse, didiou ! D’abord elle bosse pour Gratus, mais elle le trahit pour que son peuple le latte. Ensuite, c’est elle qui tue le général romain en combat singulier !!! Je trouve ça tellement classe : de deux mains, elle rase Gratus. Ceci dit, pourquoi ? Parce que c’est la seule survivante de son village brulé par les romains quand elle était gamine, sortez les violons, alors elle veut sa vengeance parce qu’en plus on lui a tranché la langue…

Cahin-caha, nos romains pérégrinent dans les tourbes des highlands,  tombent sur la cahutte d’une « sorcière », fuient la méchante pisteuse, meurent les uns après les autres, et quand enfin Quintus arrive à proximité de la civilisation (la présence romaine régulière) c’est pour se rendre compte que ses congénères sont en train de bâtir un mur (celui d’Hadrien)… Il est reçu par le gouverneur, mais on essaie de l’empoisonner (c’est le seul témoin survivant de la débandade) alors il s’en retourne chez la sorcière, dont il était tombé amoureux, ils vécurent heureux et fin.

Pas de pot, elle a pas de langue...

Film intéressant, mais qui pêche par le manque de rythme. Aucune référence précise n’est mentionnée, on ne sait pas s’il s’agit d’une fiction totale ou d’un récit lié à un fait historique réel (la disparition d’une légion ayant conduit à la décision d’ériger le mur). A noter l’apparition de l’acteur Noel Clarke, Mickey dans les saisons 1 à 4 de Dr Who.

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Entrons à présent dans le dur. La farce. Dans un monde parfait, Nicolas Cage serait pizzaiolo à Divonne-les-Bains, et le seul lien qu’il aurait avec le cinéma, c’est qu’il habiterait en face. Au lieu de ça, à même pas cinquante ans, il cumule tous les rôles craignos dans toutes les productions débiles et sans âme qu’on lui propose. Résultat, il concurrence Seagal et Trejo au ratio films/année, et personne ne miserait une pièce sur lui quant à l’importance de sa contribution au septième art parmi ce trio !!! (non non, ne cherchez pas, la réponse est Seagal > Trejo > Cage  !)

Dans ce monde réel ou donc, Nicolas Cage est un acteur de renommée mondiale, les blockbusters où il figure sont nooooombreux et généralement, visionnables un vendredi. Cette fois, il s’agit du Dernier des Templiers, un film malsain qui commence par le procès de trois sorcières. L’instruction judiciaire est simple : quoique tu dises, on va te pendre, mais si tu te repens, c’est quand même bien pour ton âme. Couic trois fois, voilà les nigaudes en bout de corde. Mais c’est le soir, les villageois veulent pas faire d’heure sup’ donc personne ne les détache. Le curé (qui a instruit le procès grâce à son codex) trouve que c’est gonflé d’avoir affaire à de tels feignants. C’est bien la peine de vivre dans une société féodale si les bouseux font ce qu’ils veulent de leur temps libre. Et d’ailleurs c’est bien la peine de vivre dans une société féodale si les bouseux ont droit à du temps libre ! Malgré tout, le curé détache les sorcières, les remonte sur la berge (elles sont pendues à un pont au-dessus d’une rivière, pratique pour dégueulasser l’eau et propager des saloperies…) mais tout à coup, il est entraîné au fond de l’eau. il se débat, mais est quand même happé par une main crochue. La vieille, c’était donc bien une sorcièèèère !…

Nicolas Cage imitant Perceval dans Kaamelott

Fondu enchainé sur la gueule de Cage qui est un templier tout ce qu’il y a de plus consciencieux. Lui et son pote Ron Perlman font du safari en Terre Sainte, occisant les infidèles dans toutes les villes qu’ils prennent. D’ailleurs, le film prend une tournure didactique pendant quelques minutes, avec les mêmes séquences de ville assiégée différenciées par un nom et une date différente. Car vous ne le savez peut-être pas, mais c’est important de savoir ses dates en histoire. Sauf que là… on s’en fout ! Si encore l’histoire reposait sur un cheminement de nos deux héros à travers des lieux importants pour le déroulement futur des évènements. Même pas. Là, les scènes d’attaque peuvent se passer à Antioche, Jerusalem, Belgrade ou Ouagadougou, c’est pareil ! On s’en fiche !

Mais attendez. Élément scénaristique intéressant toutefois. Les dates. On s’aperçoit que les faits ont lieu sur une période d’environ quinze ans. Ça veut donc dire qu’ils savatent des mécréants à tour de bras depuis une paie. On pourrait même considérer que c’est devenu une manière de vivre. Pourtant, Cage en a assez. Un jour, pendant un combat dans les rues d’une ville que lui et ses potes annexaient, v’là-t-y pas qu’il éventre une bonne femme avec son épée. La conne aussi, se jeter comme ça, le ventre en avant, sur une épée ! Elle aura trébuché, que sais-je ! Bref ! Cage il est tout triste parce qu’il s’est aperçu que ce film est une grosse daube parce qu’il en a assez de tuer pour la gloire de Dieu. Toutes ces années à faire rendre gorge à des innocents. Tout cela est si vil.

Alors, Cage va voir son ami Perlman et lui dit comme ça qu’il a des remords, que c’est pas bien et qu’il faut arrêter. Perlman est d’accord, mais pas le chef suprême des Templiers, un barbu pas commode qui trouve que c’est un peu abusé de faire les chochottes au bout de quinze ans de guerres sanglantes. Néanmoins, il laisse nos deux héros partir avec chevaux et armes sans broncher. Alors qu’avec seulement deux flèches dans le dos, il aurait pu corriger ces déserteurs ; et avec seulement une flèche, il aurait pu tuer Nicolas Cage pour de bon (et là je ne parle plus du film).

Cage et Perlman traversent les déserts proche-orientaux. Sur leur route, une baraque isolée. Miam, se disent-ils, peut-être qu’il y a des victuailles à l’intérieur. Mais non, juste un couple de pestiférés presque-morts-mais-pas-tout-à-fait car un des deux bouge encore. Fuir la guerre sainte pour débarquer dans une contrée de peste, c’est un bon calcul. Mais au moins c’est bien, ils savent où ils posent les pieds. Et puis quand on est moine-soldat, avec tous les gosses et les chèvres qu’on se tape, on a déjà au moins la syphilis et trois hépatites. Alors une petite peste, c’est presque relax.

Nicolas Cage imitant Lancelot dans Kaamelott

Enfin, ils arrivent à proximité d’une bourgade fort peuplée. Ils planquent leurs épées (qui pourrait soi-disant trahir leur condition de déserteur !)… Mais croyez moi croyez moi pas, figurez vous que par un fâcheux concours de circonstance on voit quand même leurs épées : du coup ils sont arrêtés, et le bailli est même à deux doigts de les faire pendre, mais (que de rebondissements ! que d’échappatoires impromptus !) on leur propose une mission en échange d’une grâce : escorter une jeune femme pour la juger pour sorcellerie. Mission facile, me direz-vous. Nenni : il faut emmener la gredine loin loin là-bas, dans un monastère où subsiste le seul codex de procédure de toute la région. Parce qu’en fait personne n’a fait de copie. Ou mieux : personne n’a pensé à transférer l’unique exemplaire du livre en ville plutôt que dans le monastère isolé. le monde est cruel.

Cruel parce qu’il donne une chance à Cage de s’en tirer. Et que Cage la prend, alors que le film aurait pu se terminer sur une note joyeuse, la pendaison, tout ça quoi… Ben non. Finalement, il accepte la mission mais « à une condition : que la fille ait un procès équitable ». Ben voyons. Cette sorcière est accusée d’avoir porté la peste dans le pays, elle a sûrement forniqué avec des sarrasins et elle a probablement un balai volant, mais lui, môssieur, qui ne la connait même pas, veut qu’on la traite comme une duchesse. Pourquoi pas lui masser les pieds ? Tant qu’on y est.

Dès lors, Cage et Perlman s’adjoignent la compagnie de l’escroc du bourg, un débile condamné au pilori. Comme il peut servir de guide, Cage le délivre en donnant un grand coup d’épée sur le verrou (c’était sûrement un pilori sans clé… ou peut-être que le bailli était en déplacement à ce moment-là… on sait pas…) Ensuite, nos vaillants templiers prennent la route. Avec leur guide, un curé, et la fille, prisonnière dans une cage.  Mais ils constatent qu’un cavalier les suit à distance. C’est en fait « le favori de l’évêque » (ne ricanez pas !) qui, émulé par l’ambition de « devenir chevalier comme son père » veut se joindre à cette expédition pour faire valoir ses mérites et gagner son titre. Perlman n’a pas le temps de jouer les nounous et demande au gamin de se tirer fissa. L’autre répond non. Baston ! Le jeune triomphe (ça valait le coup de confier cette mission à deux templiers infoutus de tenir tête à des damoiseaux… succès garanti ! ) et obtient le droit de les accompagner.

Pause caca en forêt.

Je vous passe les détails du voyage, mais la troupe traverse un canyon sur un vieux pont de bois branlant (bonjour le poncif) ; ils font face à une évasion de la fille ; Cage cauchemarde à cause de la femme qu’il a tué naguère ; ils traversent un village de pestiférés ; etc etc…

Enfin, allelujah, ils parviennent au monastère. Elle va l’avoir son procès, la sorcière ! Sauf qu’en fait non. Tous les moines sont morts, recroquevillés sur leur pupitres (de deux choses l’une : soit une mort foudroyante, soit ces moines sont zélés pour crever sans quitter leur poste) Ça craint un peu. C’est là que la fille révèle sa vraie nature. Non non, pas une sorcière ! C’est carrément une possédée ! Erf, c’est quand même un coup de bol : dans le bouquin qu’ils étaient venus chercher, il y a AUSSI un chapitre sur l’exorcisme ! Malgré la révélation du démon (qui sort de sa cage fondue par un feu en images de synthèses dégueulasses !!!) Perlman et Cage se battent courageusement pendant que le curé et le gosse lisent les incantations du livre l’un après l’autre (car le curé meurt). Perlman y passe à son tour, mais Cage, tel un chevalier vertueux face à une créature des enfers… ah non zut, c’est exactement ça !… bon alors : tel un régionnaliste séparatiste face à l’incarnation d’un pouvoir centralisé …non, chiant ! Tel un gentil face à un méchant (là ça cadre bien, je garde !) trouve les ressources nécessaires pour venir à bout de son ennemi : il lui plante les ailes dans le mur avec son épée et sa dague. Et il tient bon malgré les coups de surin de la Bête. Le jeunot en profite pour terminer l’incantation, le démon se désintègre, la fille se réveille nue et frêle sur les dalles. Ne reste qu’elle et le jeune, car Cage râle.

Ca se termine mélancoliquement : la fille demande à son nouveau namoureux de lui raconter « quel genre de chevaliers c’étaient » que ses sauveurs qui se sont tant dévoués pour elle, pour son salut, pour la vie quoi ! La vie merveilleuse avec ses gazouillis d’oiseaux, ses chants de cigales, ses alizés printaniers, ses suaves parfums floraux, son soleil prodigue, ses papillons facétieux, ses…

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House Of Bones est un film d’horreur académique (comprenez par là que les héros sont débiles, qu’il y a un black, au moins deux meufs, et que peu d’entre eux s’en sortent) qui, comme son nom l’indique, se déroule dans une maison hantée. La touche « moderne » étant que la maison est le sujet d’une équipe de télé qui fait des émissions sur le paranormal :alors débarquent le producteur, le caméraman, le stagiaire, la médium, tout le tintouin.

Or, la maison est vivante et elle veut les âmes de ces profanateurs. Car le premier propriétaire de la baraque, au XVIIIème siècle , a construit un puits mange-âmes et son esprit maléfique est toujours présent dans l’édifice. Un truc comme ça (je m’endormais !)

Du coup, entre le pauvre bougre avalé par le mur, la débile qui essaie de s’enfuir par la fenêtre (vous savez, ces fenêtres qui s’ouvrent par le haut et qui servent de guillotine dans 99,99% des films), Corin Nemec aka Parker Lewis qui se fait étrangler par l’arbre au milieu du jardin, au final, seul le producteur de l’émission a compris le truc : il devient l’allié de la maison, l’aide à tuer les derniers membres de l’équipe, et au final, il en devient le nouvel habitant et pourvoyeur de victimes.

Je passe les détails sur quelques idées non-développées ( L’image qui sort de l’ordinateur, pourquoi faire puisque ce n’est plus exploité par la suite ? Pourquoi Corin Nemec n’est pas plus souvent à l’écran ? bon là, la réponse va de soi : il est mauvais. Pourquoi une fin aussi frustrante qui met en valeur un des personnages les moins sympas ?…)

Nul, pourri. Le seul film encore plus mauvais traitant du même sujet, c’est La Maison Du Diable (de 1963) et les insupportable jérémiades d’Eleanor Lance…

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On termine les film en retard avec le pitoyable 2012 : Supernova qui est au feuilleton dramatique ce que le calendrier Maya est à la fin du monde : une sensation de supercherie. Encore un de ces trop nombreux scenarii pondus pour la télévision, avec un budget minimum et un kitsch maximum. Prenez la base de la Nasa (censée être un des endroits les plus pointus technologiquement) : ça a été tourné dans ce qui semble être un répartiteur désaffecté, avec leviers et circuits électriques apparents. On a du y a jouter deux ou trois écrans d’ordinateurs pour le côté « salle de contrôle » et une énorme horloge digitale avec un compte à rebours (ils aiment les rebours dans les histoires d’apocalypse, les américains).

Bon. Admettons que la Nasa ait eu des restrictions budgétaires les obligeant à s’installer en Bulgarie. Sauf que là c’est pas le cas. Bref,  les scientifiques découvrent qu’une supernova s’approche de la Terre. C’est pour cette raison que la température monte, que des phénomènes climatiques inexplicables s’opèrent, que les glaciers fondent, tous ces trucs pas cools que moi, bêtement, j’aurais personnellement mis sur le dos de la pollution. Suis-je naïf. Alors voilà le héros, Kelvin, qui court contre la montre pour avertir l’état-major militaire du danger, tout en empressant sa femme et sa fille de se planquer (car quand une supernova nous tombe sur la gueule, c’est évident, on prend sa voiture et on traverse le désert pour se réfugier… pour se réfugier où au fait ? Car tout le long du film, en fil rouge, on voit les deux connes déambuler sans destination précises, se contentant d’affronter un cyclone, une tempête, un gros vicieux, des mexicains voleurs d’essence (authentique !) et autres joyeusetés…)

Kelvin, à la Nasa, n’est pas en reste de conneries. Il bosse avec un scientifique russe et une diplomate chinoise. Mais il est sauvagement agressé par une mystérieuse femme habillée en ninja à plusieurs reprises. Déjà, moi j’aurais un doute sur la chinoise. Pas Kelvin, qui soupçonne… le russe (authentique !) malgré que celui-ci ait bien 45-50 ans et aucune prédisposition apparente au combat en costume moulant… Je rappelle que Kelvin est l’homme qui doit sauver le monde en déboutant une supernova, et il n’est même pas capable des déductions les plus élémentaires.

Le russe suspect. Que cache-t-il sous sa moustache ?

Finalement, l’armée est prête à balancer moult ogives sur la supernova, mais il reste à coordonner le lancer de missiles depuis la Station Spatiale Internationale (qui ressemble curieusement aux locaux de la Nasa mais cette fois dans le noir pour donner l’illusion qu’on est dans l’espace…), là-haut dans les cieux. Logique. Le compte à rebours tourne toujours, et la supernova, elle, se rapproche petit à petit (un moment elle est à proximité de Saturne, puis de Jupiter). Quelle farceuse cette supernova, à faire des zigzags entre les planètes. Elle voudrait jouer avec nos nerfs qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Elle arrive même à s’approcher de la Lune au moment ou Kelvin, toujours accompagné du russe et de la chinoise, arrivent à la Station. Car bien sûr, c’est eux, sans aucune expérience du vol orbital, qu’on envoie !

Kelvin à la Nasa. Notez le décor de la salle de contrôle.

Le dénouement est prévisible : le russe est assassiné, Kelvin comprend alors ce que le spectateur a capté depuis des lustres. S’ensuit un combat acharné et la mort de la chinoise « qui voulait saboter l’opération car les retombées de l’intervention sur la supernova auraient touché la Chine, alors que les américains eux, ont un bouclier »… On croit rêver. L’excuse en bois quoi ! Non seulement une retombée de radiations en Chine ça fait office de régulation démographique, mais en plus, quand on voit ce qu’arrivent à faire les Japonais sans supernova, qu’est-ce qu’elle vient faire chier ?

Ceci est Chewbacca. Chewbacca est un wookie de la planète Kashyyyk et réside sur Endor. Tout ceci n'a aucun sens. Si ceci n'a pas de sens, si Chewbacca réside sur Endor, alors 2012 Supernova est un bon film.

Le film se termine sur une belle explosion dans le ciel. Kelvin s’en sort (il répond à la radio après quelques secondes angoissantes où quand même, pour le suspense, un silence pesant nous fait douter de sa survie)… Et clap de fin sur ce navet.


Voilà il ne me reste plus qu’à combler le retard dans le prochain article, avec au programme : Tron Legacy, Rubber et Shark In Venice. Trois grands moments qu’il me tarde de vous narrer. Patience et bon jeudi 🙂

Late (the sun shining ?)

Publié: 4 mars 2011 dans Non classé

Salut ! Bon on est pressés aujourd’hui, alors on va pas faire dans la dentelle. Préparez-vous à torcher la lecture de cet article en moins de trois minutes, parce que je vous le dis tout net, non seulement j’ai rien branlé depuis trois semaines, mais en plus j’envisage de combler tout mon retard en un temps record. Ne vous attendez pas à ce que je digresse comme d’habitude sur telle ou telle vue philosophique du monde qui m’entoure, car non ! Nous irons cette  fois à l’essentiel, une fois n’est pas coutume, sans nous attarder sur des choses inanes. Vous vous dites déjà que j’ai bien raison, qu’il y en a marre de lire des longs monologues inintéressants avant de pouvoir enfin passer aux films. Et vous êtes dans votre droit ! Par exemple, si j’étais vous, j’irais même jusqu’à laisser des commentaires suggérant mon mécontentement constant. Car tous ces articles où VOUS perdez du temps dans MES conjectures ne fait qu’aggraver cette situation d’attentisme qui, je le sais, vous pèse. Alors sans plus attendre, et j’peux vous dire que j’rigole pas, voici, sans aucune autre entrave au libre cours de votre lecture, car je n’ai qu’une parole et qu’il m’en couterait d’y manquer, le résumé des quelques derniers films que nous avons vu. Et vous avez de la chance, car sans ma fervente résolution de ne plus jacter des heures pour ne rien dire, vous seriez sans doute encore en train de vous coltiner des phrases sans queue ni tête qui monopoliseraient votre attention et vous feraient oublier, par un subtil processus d’endormissement cérébral, que je brasse beaucoup d’air pour rien. C’eut été ballot.

Action !

 

Alien Vs Ninja

A l’heure où le Japon est touché par un duo séisme-tsunami, on ne peut pas occulter l’hypothèse d’une vengeance divine. Pour les amnésiques et les conciliants, je rappelle que Pearl Harbor et Sankukai, c’est eux ! Bref, ne nous étonnons pas qu’avec ce film, goutte d’eau qui met le feu aux poudres, les éléments vengeurs s’acharnent enfin sur l’archipel. Mais avant de développer tout ça , rappelons le supplice qu’entraîne une traduction hasardeuse dans une vost, ce qui est malheureusement récurrent dans les importations japonaises en France. Faudra bien se décider à y remédier… bref…

Alien Versus Ninja est est film en deux temps : la première partie, méga-chiante, met en scène une fameuse équipe de ninjas (le beau gosse, le gros gay et la bombasse) qui, quand ils ne s’entraînent pas dans la forêt, se font vanner par la tantouze libidineuse du village. Un jour, ils voient tomber du ciel une énorme boule de feu. Bien évidemment, ils se rendent sur le lieu du crash… La seconde partie, c’est du fight et du grand n’importe-quoi… La meilleure partie restant le combat dans une carverne entre la meuf et un alien humanoïde, servant de pretextes à moult plans suggestifs, avec ralentis en prime… Quoi qu’il en soit, les rebondissements ne manquent pas : ninjas infectés (par un minuscule alien qui s’introduit dans leurs narines) ; orphelin pleurnichard qui demande de l’aide ; combat générale autour de pagodes ; massacre des petits monstres de l’espace (la partie drôle du film, preuve qu’on peut faire bien avec peu de moyens !) et enfin, tout se conclut sur un règlement de comptes ultime entre le « bogoss » et un alien qui a des ailes (pour montrer qu’il est encore plus évolué que les autres ?) Une fois la victoire acquise, tout se finit en rigolade, mais ahah ! il restait un bébé alien cachéééééé…

C’était un film vraiment moyen, qui ne sauve les meubles que grâce à la chorégraphie des combats (fun) mais pour la qualité du scenario et la psychologie des personnages, on peut repasser (alors que les ninjas sont censés avoir juste un minimum de charisme, film comique ou pas !) Il y avait donc moyen de faire mieux et de rendre ce film véritablement incontournable.


Whiteout

Alalah… La plaie… J’ai même pas envie de parler de ce film, mais j’suis bien obligé. J’ai chroniqué il y a quelques mois maintenant l’exécrable The Thaw (avec Val Kilmer) mais quand on y repense, à atmosphère équivalente (huis-clos dans une station de recherche au milieu de la neige) Whiteout est clairement plus gonflant, à tous égards.

Kate Beckinsale, oubliant que dans l’Antarctique personne ne vous entend cri… cryo…géniser ? bref, oubliant cela (la sotte !), elle joue Carrie, un marshal qui vient se perdre au beau milieu de l’endroit le moins tropical de la planète, pour une mission de routine. Car même dans les lieux les plus reculés, la police US est aux aguets… Manque de pot pour elle, un meurtre vient d’être commis dans le secteur. Et dire qu’elle était à 3 jours de la quille ! Pas de bol, paperasse et enquête, tout ça tout ça, c’est pour sa gueule. Car la victime, battue à mort loin du camp de base, est « le premier homicide » en Antarctique (ahAH ! et les bébé phoques ? c’est pas des hommes ptet ?)

Mais son investigation est un peu foireuse. En allant faire des recherches sur le lieu du crime, elle se retrouve piégée dans une carcasse d’avion soviétique enneigé depuis 60 ans dans l’immensité blanche. Faut dire que les avionneurs communistes lésinaient pas sur la vodka, à la grande époque. On apprend qu’en fait, l’appareil transportait de l’uranium ou un truc dans le genre, et forcément, un tel composant attise les convoitises. Mais alors, me direz-vous, qui est à l’origine du meurtre ? Ou est l’uranium ? Comment c’est-y donc que ça se fait ?

Le méchant à gauche ; et la gentille à doigte.

Entretemps, ses doigts ont gelé et le bon médecin du camp se retrouve obligé de les lui amputer ! Fini le bon temps où elle pouvait faire des ombres chinoises complexes ! Finie la gaudriole ! Toute malheureuse, elle décide d’aller prendre une douche (véridique ! alors que le tueur court encore et qu’elle en est la cible !) sans se douter qu’elle va bien galérer pour chopper la savonnette avec 3 doigts. Tout à coup elle regarde sa main. Son amputation. Mais tiens, c’est bizarre, les coutures sur ma plaie sont les mêmes que celles retrouvées sur le cadavre ! Tiens tiens !

Car en fait c’est le toubib le méchant, et il a planqué l’uranium dans le corps de sa victime (scène glamour où elle plonge sa main dans les entrailles du macchabée pour retrouver les preuves). S’ensuit une scène de combat en extérieur (par -84° et un vent à décorner les boeufs) : le combat le plus lent du monde, car les belligérants sont obligés de s’accrocher tous les trois mètres pour ne pas être emportés par les rafales.

Lent, musique d’horreur inappropriée, actrice principale pas vraiment inspirée (je lui reproche rien, après tout elle lit le scenario qu’on lui a donné…) A oublier.


Pervert

Heureusement, il y a les joies frivoles de la fin de soirée. Quand tout semble perdu et que ne restent que les plus vaillants parmi les spectateurs du vendredi, on a droit à quelques pépites. C’est le cas pour ce film très russmeyeresque (jusque dans les remerciements au générique) qui met en scène tous les éléments débiles qu’on attend d’un film dont l’affiche met en avant « the most outrageous movie ever made » (ce qui est faux) et une blonde à gros nichons (ce qui est fake)…

Tourné en 2005, soit avec trente ans de retard sur les Vixens originaux, cette réalisation pousse le délire jusqu’à son paroxysme, entre un vieux redneck qui s’adonne à la sculpture sur chair pour réaliser des « vénus » en viande de boeuf, son fils un peu niais qui prend vite la mesure des choses (et du tour de taille des muses de son père), le garagiste pédé foireux, la bite vivante (animation en pâte à modeler), sans parler des putes qui se succèdent au ranch… Ajoutez à cela des transitions psychédéliques (un chaman du bayou ; une indienne en peau de loup ; un vieux rasta…) et vous avez la carte d’identité de ce film.

Oubliez le gingembre, y a le maïs aussi.

James ne peut s’empêcher de faire le rapprochement entre les disparitions et les « œuvres » d’Ezekiah. Il attache son père et fait appel… à une infirmière. Dont il tombe amoureux. Enfin, au fur et à mesure que se déroulent les choses, James doit admettre que son père n’a rien à voir avec les meurtres : en fait c’est sa bite qui se ballade la nuit et qui, animée par une volonté propre, tue les femmes… James veut empêcher que son sexe ne tue l’infirmière, s’ensuit donc une course-poursuite pathétique dans le desert. Y aussi une zombie, le garagiste pas très clair qui veut se faire payer en nature sur James, le père qui meurt dans les bras de son fils, la bite de plus en plus agressive, etc…

Salace et Grosbit

Un grand moment, à voir en famille (et invitez les voisins aussi ! et les amis de vos enfants…)

 

Star Slammer

A mi-chemin entre la parodie de Star Wars, l’hommage à Star Crash et le mâle féminisme de La Femme Scorpion, voici un film très surprenant, à la renommée obscure et au potentiel sous-estimé.

L’héroïne de ce chef-d’oeuvre de 1982, Taura, travaille dans une mine sur une planète reculée d’un empire universel corrompu. Un ignoble percepteur, Bantor, est chargé de venir récupérer des cristaux, mais lui et ses sbires utilisent la manière forte, notamment en tuant un sous-Gandalf et quelques travailleurs humanoïdes à coups de rayons laser (dans les space op’ des années 70-80, l’exécution au laser c’est la classe !) Taura s’en sort car en brûlant la main de son assaillant grâce à de l’acide, elle n’écope que d’une peine de prison, dans un vaisseau-pénitencier.

Elle se retrouve donc dans ce bagne volant, prison pour femmes gardée par une chick en cuir, et un bataillon de robots. Son arrivée n’est pas follichonne. les autres prisonnières lui « souhaitent la bienvenue » avec une cruauté et un mépris de la dignité humaine jusque-là inégalés dans le cinéma. Nan je rigole, en fait c’était nââââze… Mais Taura n’est pas beaucoup plus intelligente que ces gourdes. La preuve, quand on la provoque elle riposte ; et quand la directrice tente de la séduire, c’est limite si elle lui crache pas à la gueule. Bref, sa durée de vie avec une attitude aussi négative frôle le néant.

Pendant ce temps, la directrice, justement, est en ligne directe avec l’Empereur de l’Univers (rien que ça) qui est en fait un fourbe car il fait miroiter aux prisonnières une réinsertion rapide alors qu’il compte les retenir ad vitam eternam. Mais Taura n’est pas dupe, elle s’entête à faire conneries sur conneries, se bat avec la tête dure des prisonnières, et toutes deux finissent au trou. Là, elle étrangle un rat géant pendant que l’autre joue de l’harmonica, et c’est ainsi qu’elles deviennent amies (si si, véridique !)

Des scènes séssouèles sensouelles...

La complicité naissante s’étend forcément à tout le troupeau, donc mutinerie dans le vaisseau-pénitencier. Pour mater la révolte, la directrice en appelle à un monstre pour tuer Taura dans la fameuse « Arène de la Mort », mais elle triomphe. Arrive ensuite un inquisiteur chargé de leur laver le cerveau. Sur ces entrefaits, Bantor arrive (avec une main bionique, huhu) et il est ivre de revanche. Taura et ses copines s’en sortent, prennent les armes, combattent les gardes-robots (alors là, faut vraiment voir les combats, qui m’ont arraché des larmes aux yeux, mais je ne me souviens plus si c’était pas par dépit en fait…) Enfin elles attaquent le vaisseau de l’Empereur qui passait par là. Elles trouvent encore le moyen de se battre entre elles alors qu’elles ont gagné, et sur ce magnifique dénouement…

…on apprend…

…qu’il y a une suite… à suivre donc !

 

 

__Encore 2 petits films de retard, que vous pourrez découvrir dès demain !__

Lou lou lou je cueille des Tron

Publié: 15 février 2011 dans Non classé

…lou lou lou et toi itou ?

Bonjour !

Un article dans les temps (enfin, dans la semaine qui suit le visionnage…) comment se fait-ce ? Votre chroniqueur patenté aurait-il bu du café ? Du Red Bull ? Absorbé du Cortexflon, le médicament-miracle qui fait travailler les neurones ? Senti le poids des responsabilités l’assaillir naturellement à l’aube d’un âge nouveau ? Nenni. Juste l’envie de vous raconter deux bons films de derrière les fagots. Une séance particulièrement qualitative ce vendredi, avec un préambule au blockbuster de la semaine pour commencer ; et un film d’action correct pour conclure. Ce formidable doublé, diable, balaie donc d’emblée les débilités bidon dont l’abondance me fait déblatérer d’ordinaire, débonnaire.

Il y avait F. et X., ainsi que FX., G., B., Y., N., As., C. et O. pour assister, émus, au déterrage tant attendu du film culte d’une certaine génération qui a appréhendé l’informatique avec des floppy disks aux mesures extravagantes ; qui a connu Bill Gates à-peu-près pauvre ; qui ne savait pas encore que la Singularité aurait lieu à cause de Skynet ; et qui a connu Louis de Funès vivant. C’est pas rien…

 

…c’est Tron ! En cette année 2011 qui commémore l’environ vingtième anniversaire de ce film -anniversaire qui est l’occasion d’une suite fort médiatisée et intitulée Tron : Legacy, ce qui à l’envers donne « Notre Seagal » au passage – il n’est de plus belle occasion de s’adonner à ce plaisir coupable. Soyons honnête, tout ce qui a fait de ce film une chose unique à l’époque, est amplement dépassé depuis des lustres, reléguant le génie au kitsch, ce qui est peut-être dur à dire, mais c’est comme ça. En gros, ça a vieilli.

Mais ! Car il y a un « mais » ! Tout chef-d’œuvre étant impérissable, oubliez votre idée saugrenue d’aller acheter des chrysanthèmes et oyez, oyez ce qui advint du Maître Contrôle Principal !

Le MCP est un logiciel qui contrôle tout le système informatique d’une firme présidée par Ed Dillinger, un salopard qui s’est approprié les travaux de ses collaborateurs pour sortir des jeux sur le marché. Dillinger voue une totale confiance au MCP, avec qui il discute régulièrement dans son bureau (oui, comme HAL, MCP répond de sa voix quiète et robotique à ses interlocuteurs.)

Au sein de cette entreprise ô combien avant-gardiste, on ne bosse pas seulement sur des programmes informatiques pointus, mais aussi sur des applications scientifiques matérielles, comme… oh, allez, dématérialiser des oranges par exemple. Rien que ça. Mais Alan, employé de l’entreprise, développe de son côté le programme CLU, capable de gérer le réseau indépendamment et avec plus de fiabilité que CMP. Mais son travail est suspendu par Dillinger, qui tient beaucoup à CMP car celui-ci garde en secret dans ses bases de données les preuves de la malhonnêteté de Dillinger. Il y a connivence sous roche !

Manque de pot, Alan, un peu bileux de se faire rembarrer, va voir son pote Flynn, un génie de l’informatique, un sacré personnage qu’a pas froid aux yeux, et qui a la particularité de s’être lui-même fait voler ses travaux par Dillinger (un jeu de shoot qui fait un tabac dans les salles d’arcade et dont il ne touche aucune royaltie…). Ni une ni deux, les deux amis accompagnés de Lora, une collègue, se rendent au siège de l’entreprise de Dillinger dans le but de pirater le système et s’approprier toutes les preuves dont ils ont besoin pour récupérer leur propriété intellectuelle (je rappelle que c’est un film Disney ! La firme qui pompe des pans entiers de patrimoines culturels divers et qui est capable de faire un procès à l’école primaire de Trouduglou-les-Lavandines si on utilise une image de Mickey à la kermesse scolaire annuelle…)

Ne se doutant pas des avanies à venir, Dillinger et le MCP complotent...

Bref, après avoir passé la porte d’entrée (en métal, d’une largeur de 15 mètres ! d’ailleurs c’est bien la peine de se blinder autant, si n’importe quel glandu peut entrer à n’importe quelle heure grâce à une simple carte…) nos trois héros épris de justice vont à la recherche des fameuses preuves. Flynn se connecte à un ordi, mais pas n’importe lequel : pile celui qui est placé en face du rayon laser ayant dervi à dématérialiser l’orange. MCP s’adresse à Flynn en lui faisant remarquer qu’essayer de pénétrer le système n’est pas tres malin, mais Flynn, plus cabotin que jamais, fait fi de cet avertissement. D’autant plus qu’Alan et Lora fouinent dans d’autres endroits, alors Flynn va pas s’emmerder à discuter avec une machine si il peut déjà pas le faire avec ses potes.

Le MCP et son goitre.

Ce qui devait arriver arriva. Laser, dématérialisation, absorption par le système. Flynn devient CLU, le programme qu’il était chargé d’implémenter dans le réseau. Et on peut dire qu’il va passer un mauvais quart d’heure. D’abord accueilli par les sbires du MCP (en gros, des gens en combinaisons rouge flashy qu’on peut apparenter à des firewalls) il est vite repéré par le MCP qui veut « qu’il meure par le jeu » (le MCP fait donc partie de ces méchants qui ne tuent jamais le héros directement, préférant se distraire ou poser une bombe avec un compte à rebours interminable, le genre de méchant qui va forcément mourir parce qu’il est über-con voyez…)

Mais Flynn/CLU a plus d’un tour dans sa clé usb et, profitant de sa supériorité intrinsèque (c’est un développeur au milieu de simples programmes, un peu Dieu parmi les vers de terre quoi…) déjoue la machination du MCP qui escomptait le voir échouer à un stupide jeu de pelote basque 1.0, à un combat de frisbee, et à une course en moto. C’est d’ailleurs cette fameuse course qui est à l’origine de la notoriété du film. Il parvient à s’échapper en profitant d’un bug dans la texture (un jeu Microsoft ?) mais il est pris en chasse par les vaisseaux et les tanks du MCP.

Flynn devient ami avec Tron (un programme virus installé par son pote Alan) et Yori (un programme femelle insignifiant, dont le seul intérêt est de prouver que dans un système binaire, la sexualité le reste aussi) et ils décident ensemble d’aller combattre le MCP. Pour ce faire, la présence de Flynn est un avantage décisif. Il sait piloter les robots volants (forcément ! c’est lui qui a créé le jeu qui va avec !) et tous les programmes qu’il rencontre sont subjugués d’avoir affaire à un développeur (un de leurs créateurs donc !) Ils déambulent donc dans la carte-mère à la recherche du MCP, ils neutralisent quelques guerriers aux ordres du système, partent à la recherche des fameuses preuves (délivrées grâce à la complaisance de Dumont, le Gardien -un programme d’archivage sans doute ) et s’en vont enfin crasher la sale gueule du MCP.

-Dumont, ils viennent ! -Mmmm, moi aussi !

Le combat final est terriblement kitschasse : Tron tente de jeter un frisbee sur le MCP mais celui-ci est protégé par ses boucliers. Alors Flynn se jette dans la matrice tel un kamikaze éméché, pour attirer l’attention du MCP pendant que Tron jette son disque et là, tout le système déraille, tous les circuits rouges deviennent bleus, bref vous l’avez compris, victoire pour nos vaillants héros !

Flynn est libéré de sa condition par le MCP fraîchement occis, donc le laser le rematérialise. Flynn réceptionne alors ses preuves sur l’imprimante. Et quelles preuves ! Trois lignes stipulant que ses travaux ont été « annexés » par Dillinger. Seulement deux super-vilains dans l’histoire du monde ont annexé quelque chose : Hitler, c’était l’Autriche, et Dillinger, c’est les travaux de Flynn. C’est dire l’ignominie.

Sark, le méchant programme de défense du MCP, voit rouge.

Le lendemain, au cours d’un épilogue torché en deux petites minutes, Dillinger se rend compte qu’il s’est fait baiser ; et après une subtile ellipse on nous montre Flynn devenu le nouveau PDG. Pas une seule fois il ne fait le point ou semble s’étonner de l’aventure abracadabrantesque qu’il a vécu. Sacré Flynn !

Très bon film qui, comme je l’ai déjà dit, un un peu vieilli, mais paradoxalement, c’est rafraîchissant de le revoir (en ce qui me concerne, une dizaine d’années après) pour se rendre compte que c’est des films comme ça qui valent vraiment le coup. Le côté high-tech n’a plus aucun sens. C’est devenu vintage, MAIS contrairement à pas mal de films qui doivent leur popularité à leurs effets spéciaux, celui-là possède vraiment une histoire originale et c’est ça qui fait sa force. Avec sa 3D lestée par un manque d’imagination flagrant, Cameron peut se torcher par exemple.

~~

 

La soirée se poursuit avec The Tournament, production singulière mettant en scène Robert Carlyle dans un de ses plus mauvais rôle -celui d’un prêtre embringué dans une histoire qui le dépasse, alors que paradoxalement le film est assez sympa !

Tous les sept ans dans une ville aléatoire, un groupe de riches parieurs se réunit et spécule sur le sport ultime : la survie. En effet, les trente assassins les plus dangereux au monde sont lâchés dans la jungle urbaine, tous interconnectés par un système radar qui permet de s’entre-dénicher pour mieux se faire la peau. Car il ne doit en rester qu’un. Le grand favori pour la victoire finale, c’est le gros black (déjà vainqueur 7 ans auparavant) car en plus de sa légitimité acquise sur le terrain, il est cette fois, de surcroit, motivé par la vengeance : car parmi ses 29 concurrents se trouve celui qui a tué sa femme ! La « compétition » dure vingt-quatre heures et est suivie par les millionnaires parieurs grâce aux caméra de surveillance de la ville, qu’ils contrôlent.

Parmi les autres concurrents, un yamakazi français, une japonaise vénéneuse, un taré qui collectionne les doigts de ses victimes, un déglingué qui se promène en scooter et tire au bazooka, un militaire russe pas franchement subtil, bref une galerie de gens biens. En fait, on se demande comment n’a pas atterri dans cette faune le stéréotype du bandit mexicain joué par Trejo…

En tout cas, c’est là que ça se complexifie : le français extrait la puce radar de son bide et le balance dans la cafetière du resto où il déjeune, puis se tire. Forcément, c’est le père McAvoy (Carlyle), un curé alcolo, qui ingurgite le café et la puce. Dès lors, il est une cible mouvante pour tous les tarés de la ville. Dans sa petite eglise débarquent le russe et la japonaise, ils se battent, le russe trépasse, la japonaise prend le curé sous sa protection (pas conne, elle comprend que ce gringalet n’est pas un tueur !) et commence alors une course-poursuite haletante, avec deux objectifs majeurs : faire chier McAvoy (au sens littéral du terme) pour qu’il se débarrasse de la puce ; ET sortir indemnes de la tuerie.

Pour se curer le nez, c'est définitivement plus pratique avec un seul doigt.

C’est évidemment sans compter sur la soif de vengeance du favori, du développement de l’intrigue (pourquoi la femme de ce dernier a été tuée – réponse archi-téléphonée !) et des incontournables enseignements que toute cette mésaventure aura apportés au père McAvoy, brave bougre qui ne peut pas mourir, car c’est un gentil et il est en soutane.

Ca avait le mérite d’être distrayant, de bons effets visuels (la baston dans le bus ; les cascades du yamakazi) mais on regrettera la prestation non-convaincante de Carlyle, qui a l’air de « s’ennuyer » plus qu’autre chose dans  ce film.

 

 

On se quitte en musique ? Non ? Ben si.

 

A bientôt !!